Recrutements dans la fonction publique : Le couperet tombe ! 2026 sera l’année de la rigueur.

Le train de vie de l’État va devoir se faire plus léger. Dans sa circulaire du 31 décembre 2025 relative à l’exécution du budget 2026, le Ministre des Finances Louis Paul Motaze pose un verrou clair et net : les recrutements dans la fonction publique seront strictement encadrés et limités à une enveloppe de 14,9 milliards FCFA seulement.
Objectif affiché : respecter les critères de convergence de la CEMAC, où la masse salariale ne doit pas dépasser 35 % des recettes fiscales. Au-delà, c’est la route directe vers l’insolvabilité et les sanctions communautaires. Le message est brutal : on ne peut plus continuer à intégrer à tout-va.
Conséquences immédiates attendues :
Concours plus sélectifs et places probablement réduites à l’ENAM, l’ENS, la Police, etc.
Recrutements directs de contractuels d’administration quasi gelés, sauf dans les secteurs prioritaires (Éducation, Santé).
Épurement accéléré du fichier solde via SIGIPES II pour traquer les « fonctionnaires fantômes » et libérer des marges budgétaires.
Pourquoi ce resserrement maintenant ? Parce que la masse salariale a explosé ces dernières années avec l’intégration massive des enseignants (OTA/OTS) et du personnel de santé. Parce que le FMI veille et que l’État doit dégager des ressources pour financer les grands projets d’investissement (autoroutes, barrages, hôpitaux).
La décision est douloureuse, mais elle est courageuse. Elle traduit une volonté claire de passer d’une logique de fonctionnement à une logique d’investissement. Le Cameroun choisit de se discipliner pour mieux se développer.
On ne peut pas tout faire, tout de suite, pour tout le monde. La rigueur d’aujourd’hui prépare la prospérité de demain.

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