Le Cameroun lance l’offensive gazière : le Cameroun négocie ferme avec Malabo pour le champ Yoyo-Yolanda.

Le Président Paul Biya passe à l’action. Sur ses très hautes instructions, le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, Pr Fuh Calistus Gentry, est arrivé ce 1er février en Guinée équatoriale pour boucler un dossier stratégique vieux de près de dix ans : l’accord d’exploitation commune du champ gazier transfrontalier Yoyo (Cameroun) / Yolanda (Guinée équatoriale).
Dès son arrivée, le Ministre a été reçu par le secrétaire général du Ministère guinéen des Mines et des Hydrocarbures, l’Ambassadeur du Cameroun et plusieurs hauts responsables. Première étape concrète : visite approfondie de la raffinerie de gaz naturel Punta Europa, un joyau industriel régional qui traite déjà le gaz des champs Alba et Alen et exporte du GNL, des condensats, du GPL et du méthanol.
Les enjeux sont colossaux : ce gisement partagé, situé dans le bassin de Douala/Kribi-Campo, renferme environ 2 500 milliards de pieds cubes de gaz (2,5 TCF) et des volumes importants de condensats. Selon la clé de répartition initiale, le Cameroun détiendrait 84 % des ressources exploitables, contre 16 % pour Malabo.
Cette négociation vise à sécuriser l’exploitation commune, lever les derniers obstacles techniques et frontaliers, et permettre au Cameroun de transformer ce gaz en richesse nationale : revenus fiscaux, emplois, industrialisation et souveraineté énergétique renforcée.
Le Ministre et sa délégation, dont le Directeur des Mines poursuivent les travaux techniques intenses. L’objectif est clair : signer rapidement un accord équilibré et rentable pour les deux pays frères.
Le Cameroun ne veut plus seulement exporter des matières premières : il veut maîtriser son gaz, son avenir énergétique et sa croissance.

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