La France restitue le tambour Djidji Ayôkwé à la Côte d’Ivoire : 110 ans après, le symbole revient chez lui.

Un morceau d’histoire et d’âme africaine rentre au pays. Ce vendredi, au Musée du quai Branly, la France a officiellement remis à la Côte d’Ivoire le tambour parleur Djidji Ayôkwé, volé en 1916 par les colons français et considéré comme un pilier sacré du peuple atchan.
Pesant plus de 400 kilos et mesurant près de quatre mètres, cet instrument rituel et guerrier a été transféré lors d’une cérémonie solennelle en présence de la ministre ivoirienne de la Culture Françoise Remarck et de son homologue française. L’acte de restitution, rendu possible par une loi spéciale votée en juillet 2025, met fin à un long combat engagé par Abidjan depuis 2019.
Pour la Côte d’Ivoire, ce retour n’est pas seulement une réparation patrimoniale : le Djidji Ayôkwé symbolise la cohésion sociale, la fraternité et la mémoire collective. Il prendra place comme pièce maîtresse au futur Musée des civilisations de Côte d’Ivoire, dont l’ouverture est prévue cette année à Abidjan – à quelques kilomètres du lieu même où il avait été arraché.
La France a déjà restitué au Bénin des trésors pillés lors de la colonisation. La Côte d’Ivoire en réclame encore 147. Le Djidji Ayôkwé marque un pas supplémentaire vers la reconnaissance des crimes du passé et la restitution des héritages volés.

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