Éditorial du 16 février 2026
14 février ou 11 février : Les jeunes camerounais ont-ils oublié leur vraie fête ?
Chaque année, le même scénario se répète. Dès les premiers jours de février, les rues, les réseaux sociaux et les conversations s’enflamment pour le 14 février. Cœurs rouges, cadeaux, déclarations enflammées… La Saint-Valentin devient l’événement le plus attendu par une grande partie de la jeunesse, cette dérive s'inscrivant en droite ligne avec les effets pervers de la mondialisation, couplé au softpower européen. Et puis, le 11 février arrive presque dans l’indifférence. La Fête de la Jeunesse passe, discrète, presque oubliée.
Pourtant, l’amour romantique est éphémère. Il naît, il brûle, il s’éteint souvent aussi vite qu’il est apparu. L’amour pour son pays, lui, est permanent. Il ne se consume pas. Il se construit, se transmet et se renouvelle de génération en génération.
C’est cette vérité simple et profonde qu’il faut rappeler aujourd’hui à nous, jeunes Camerounais : Nous sommes les bâtisseurs de demain. Les jeunes d’aujourd’hui seront les adultes, les décideurs, les parents et les leaders de demain. Si nous ne prenons pas dès maintenant nos responsabilités, si nous continuons à placer la fête de l’amour avant la fête de la patrie, nous n’aurons pas le droit, plus tard, de nous plaindre que la jeunesse est négligée.
L'Etat n’a pourtant pas attendu pour investir massivement dans la jeunesse. Le Plan spécial pour l’emploi des jeunes, doté de dizaines de milliards de FCFA, les programmes d’insertion, les chantiers de formation, les initiatives sportives et culturelles, les bourses d’études, les projets d’entrepreneuriat… Autant d’outils concrets mis à notre disposition pour que la jeunesse camerounaise ne reste pas spectatrice de son propre destin.
Mais l’État ne peut pas tout faire à notre place. Il peut créer les conditions, ouvrir les portes, donner les moyens. Il ne peut pas forcer l’engagement, l’initiative et la conscience patriotique. C’est à nous de nous lever, de créer, d’innover, de proposer des projets et d’aller chercher le soutien des autorités quand ils en ont besoin.
Le 11 février n’est pas une simple fête. C’est le jour où la Nation tout entière célèbre son avenir. C’est le jour où chaque jeune doit se sentir concerné, mobilisé, fier d’appartenir à ce pays. Le 14 février est une belle fête de l’amour, certes. Mais il ne devrait jamais éclipser le 11 février, jour de l’amour d'une patrie envers son fer de lance.
Jeunesse Camerounaise, le moment est venu de faire un choix clair :
Voulons-nous être les spectateurs passifs d’un pays qui avance sans nous ?
Ou voulons-nous être les acteurs déterminés de son avenir ?
L’amour patriotique est infini. Il se nourrit d’engagement, de responsabilité et d’action. Il ne se célèbre pas seulement avec des cœurs rouges, mais avec des projets concrets, des initiatives locales et une volonté farouche de construire.
Le Cameroun de demain se crée aujourd’hui. Et ce demain dépendra largement de la façon dont nous, jeunes, choisirons de célébrer notre vraie fête.
Ansa Media, 2026
Travail – Patrie – Infos
14 février ou 11 février : Les jeunes camerounais ont-ils oublié leur vraie fête ?
Chaque année, le même scénario se répète. Dès les premiers jours de février, les rues, les réseaux sociaux et les conversations s’enflamment pour le 14 février. Cœurs rouges, cadeaux, déclarations enflammées… La Saint-Valentin devient l’événement le plus attendu par une grande partie de la jeunesse, cette dérive s'inscrivant en droite ligne avec les effets pervers de la mondialisation, couplé au softpower européen. Et puis, le 11 février arrive presque dans l’indifférence. La Fête de la Jeunesse passe, discrète, presque oubliée.
Pourtant, l’amour romantique est éphémère. Il naît, il brûle, il s’éteint souvent aussi vite qu’il est apparu. L’amour pour son pays, lui, est permanent. Il ne se consume pas. Il se construit, se transmet et se renouvelle de génération en génération.
C’est cette vérité simple et profonde qu’il faut rappeler aujourd’hui à nous, jeunes Camerounais : Nous sommes les bâtisseurs de demain. Les jeunes d’aujourd’hui seront les adultes, les décideurs, les parents et les leaders de demain. Si nous ne prenons pas dès maintenant nos responsabilités, si nous continuons à placer la fête de l’amour avant la fête de la patrie, nous n’aurons pas le droit, plus tard, de nous plaindre que la jeunesse est négligée.
L'Etat n’a pourtant pas attendu pour investir massivement dans la jeunesse. Le Plan spécial pour l’emploi des jeunes, doté de dizaines de milliards de FCFA, les programmes d’insertion, les chantiers de formation, les initiatives sportives et culturelles, les bourses d’études, les projets d’entrepreneuriat… Autant d’outils concrets mis à notre disposition pour que la jeunesse camerounaise ne reste pas spectatrice de son propre destin.
Mais l’État ne peut pas tout faire à notre place. Il peut créer les conditions, ouvrir les portes, donner les moyens. Il ne peut pas forcer l’engagement, l’initiative et la conscience patriotique. C’est à nous de nous lever, de créer, d’innover, de proposer des projets et d’aller chercher le soutien des autorités quand ils en ont besoin.
Le 11 février n’est pas une simple fête. C’est le jour où la Nation tout entière célèbre son avenir. C’est le jour où chaque jeune doit se sentir concerné, mobilisé, fier d’appartenir à ce pays. Le 14 février est une belle fête de l’amour, certes. Mais il ne devrait jamais éclipser le 11 février, jour de l’amour d'une patrie envers son fer de lance.
Jeunesse Camerounaise, le moment est venu de faire un choix clair :
Voulons-nous être les spectateurs passifs d’un pays qui avance sans nous ?
Ou voulons-nous être les acteurs déterminés de son avenir ?
L’amour patriotique est infini. Il se nourrit d’engagement, de responsabilité et d’action. Il ne se célèbre pas seulement avec des cœurs rouges, mais avec des projets concrets, des initiatives locales et une volonté farouche de construire.
Le Cameroun de demain se crée aujourd’hui. Et ce demain dépendra largement de la façon dont nous, jeunes, choisirons de célébrer notre vraie fête.
Ansa Media, 2026
Travail – Patrie – Infos
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